Où finissent les bateaux-poubelles? – FIDH Report (2002)

Abstract

“Le problème n’est pas tant l’absence de lois mais, comme c’est souvent le cas, la non-application des lois existantes et la faiblesse des voies de recours. Tandis que le démolisseur de navires s’engage dans une course contre la montre pour engranger un bénéfice, tout obstacle à un démantèlement rapide du navire, telles des garanties concernant la santé et la sécurité des travailleurs, les droits sociaux etc., est écarté d’office.”

“Le problème est exacerbé par le climat de peur et d’intimidation alimenté par les pouvoirs exorbitants dont jouissent les propriétaires des chantiers dans la vie locale. Ceci est particulièrement visible au Bangladesh, où il est impossible de créer un syndicat, et où les journalistes et autres défenseurs des droits de l’Homme sont empêchés d’enquêter sur la situation dans les chantiers. La FIDH, dont la délégation a elle-même subi un tel harcèlement, considère qu’un tel manque de transparence, de telles pressions et actes d’intimidation, non seulement portent atteinte directement aux intérêts des travailleurs, mais ajoutent aux critiques contre les chantiers et font encore plus douter de la volonté réelle d’apporter les changements pourtant bien nécessaires. La corruption maintes fois signalée du pouvoir judiciaire et des fonctionnaires ne renforce guère la crédibilité de ces institutions censées défendre les ouvriers contre les violations de leurs droits.”